Monastir n'est pas appréciée à sa juste valeur. Certes, sa médina fait pâle figure à côté de celle de Sousse ou de Madhia, néanmoins son ribat superbement conservé, sa plage municipale en fer à cheval et l'imposant mausolée d'Habib Bourguiba lui confèrent une belle dignité. La zone touristique est à quelques kilomètres de la ville, ce qui signifie que Monastir a préservé une certaine tranquillité et une atmosphère plus authentique.
La médina de Monastir fut en grande partie détruite après l'Indépendance, dans une volonté quelque peu précipitée de moderniser la ville pour améliorer son image de ville natale du président. Heureusement, le ribat fut épargné, comme la Grande Mosquée. Bâtie au IX' siècle, elle présente un style aghlabide austère malgré ses gracieuses arches en forme de fer à cheval. Les colonnes romaines qui les soutiennent et celles de la salle de prières (réservée aux musulmans) proviennent des ruines de l'ancienne cité de Ruspina.
Les remparts à l'ouest de la médina sont restés intacts et présentent de belles portes anciennes. La plus remarquable est celle de Bab eI-Gharbi, au centre du mur d'enceinte ouest. Elle fut percée par les Hafsides au XV' siècle. Celle de Bab Tunis, à l'angle nord-ouest, date de 1780, tandis que la porte principale du sud, Bab Briqcha, a été créée par les Ottomans à la fin du XVII' siècle.
Histoire Monastir :
Des marchands phéniciens fondèrent Monastir, jadis appelée Rous, cité qui se développa (et aujourd'hui encore) à l'ombre de sa voisine plus imposante et illustre, Hadrumète (Sousse).
La ville connut son heure de gloire en l'an 46 av. J.-C., lorsque Jules César s'y installa avant de vaincre Pompée, basé à Sousse, lors de la bataille de Thapsus, moment clé de la guerre civile romaine. Elle devint ensuite la cité romaine de Ruspina.
Habib Bourguiba, né dans les faubourgs de la ville, y revint après avoir rendu les rênes du pouvoir et y résida jusqu'à sa mort, en avril 2000.
Kairouan :
Kairouan est considérée comme la quatrième ville sainte de l'Islam du fait de sa Grande Mosquée, la plus vieille d'Afrique du Nord. Contrairement à de nombreuses cités de la côte qui cultivent l'industrie du tourisme, Kairouan a toujours su, malgré l'afflux de visiteurs à la journée, préserver ses traditions. Sa médina bleu, blanc et vert se prête particulièrement à la flânerie, notamment en fin d'après-midi, à l'heure où s'étirent les ombres. La ville a toujours accueilli les voyageurs, que ce soit pour le commerce ou les pèlerinages, et ne s'étonne plus vraiment du spectacle des étrangers. Cette tradition d'hospitalité explique sans doute pourquoi il émane quelque chose de spécifiquement tunisien du Kairouan actuel : très musulman et très attaché aux traditions, mais en même temps désireux de s'adapter aux nécessités du commerce moderne.
Histoire
La percée de l'islam au Maghreb eut lieu à Kairouan, même si la première colonie arabe ne dura que quelques années avant d'être anéantie par une rébellion berbère. La ville fut reconstruite en 694 par Hassan ibn Nooman et resta musulmane depuis lors.
Elle connut une ère de prospérité lorsque les Aghlabides en firent leur capitale en 797. Même si le siège du pouvoir resta au palais de Raqqada, à 9 km au sud de Kairouan, les Aghlabides la dotèrent de monuments, parmi lesquels la Grande Mosquée.
Kairouan fut conquise par les Fatimides en 909, puis entama son déclin lorsque Mandia devint la capitale. Elle fut pillée en 1057 lors de l'invasion hilalienne (p. 181). La ville ne regagna jamais son ascendant politique, mais demeure aujourd'hui un important centre d'éducation religieuse et l'une des villes saintes de l'Islam.
Hotel Monastir :
Dominée par le ribat, la plage de Monastir s'inscrit dans un décor plutôt impressionnant en regard des autres plages de la côte, généralement ceintes de palmiers, de végétation luxuriante ou de montagnes. En été, elle est envahie de Monastiriens et l'espace devient rare. Une petite plage plus tranquille se trouve au sud-est de l'île d'El-Kebira.
Les plages à l'ouest de la ville sont principalement celles, privées, des résidences hôtelières de la zone touristique.
Les hôtels de la zone touristique s'égrènent le long des plages à l'ouest de la ville jusqu'à Skanès, 8 km plus loin. Comme les autres stations balnéaires, Monastir compte principalement de grands complexes faisant tout pour garder les clients dans leur enceinte.
Notre avis Monastir Tunisie :
Monastir est une bien belle escale et nous vous conseillons d’y séjourner d’autant que nous avons un très grand choix d’hôtels et de résidences.
Durée du séjour Monastir :
Vous pouvez très bien y rester durant toute la durée de votre séjour tant il y a des choses a voir et a faire.